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lundi 23 juillet 2012

The Libertines - There Are No Innocent Bystanders


Chronique DVD: The Libertines - There Are No Innocent Bystanders




Je vais vous parler un petit peu du dvd consacré à l'éphémère reformation des Libertines en 2010, le tout réalisé par Roger Sargent, photographe fétiche du groupe.
Un petit coup d'oeil sur la bande annonce d'abord:


C'est donc un documentaire axé sur la reformation des Libertines à l'été 2010 et dont le point d'orgue fut le concert du Carling Festival à Reading, filmé par la BBC et visionnable en intégralité ici

Le documentaire est principalement constitué d'interviews (surtout Carl d'ailleurs) mais aussi d'extraits des répétitions studio, ou encore de la conférence de presse improvisée dans un pub pour annoncer ces concerts...

Ceux qui s'attendent à un vrai docu sur l'histoire des Libertines seront déçus, en effet le film est vraiment focalisé sur la reformation et les vrais problèmes du groupe sont souvent esquivés, à juste titre à mon avis car ce n'est vraiment pas ce que l'on doit retenir de ce groupe: égos, drogue, jalousies, incompréhensions...
En effet le principal et ce qui restera les années passant est bel et bien la musique.
Nous la connaissons toute donc je ne m'épiloguerai pas dessus: flamboyante, romantique, énergique, fragile....

Le documentaire s'avère au final peu instructif mais on passe un bon moment de nostalgie, avec à la fois un sentiment de gâchis et la sensation que l'histoire s'achève d'une façon plus digne ainsi....

Voilà pour le docu lui même...mais moi ce qui m'a vraiment plu dans ce dvd ce sont les bonus!
Bonus intéressant: les séquences en backstage des concerts de préchauffe au Forum de Londres, où finalement on en apprend beaucoup sur les relations dans le groupe, les non-dits...etc

Enfin le bonus le plus royal est le concert (pas en intégralité malheureusement) du Forum, où l'on se rend compte que les heureux veinards ayant assisté à ce concert ont du vivre un moment incroyable...
Chansons itemporelles et tubesques, tension palpable, émotions exacerbées...bref un grand moment rock'n'roll qui asseoit sur dvd le caractère culte de ce groupe météore....
L'enchaînement Can't Stand Me Now/Don't look back into the sun/Time For heroes est juste magique....

Vu que je suis un mec sympa vous pouvez le visionner ici ce concert!

Je ne peux donc que vous recommander de faire l'acquisition de ce dvd!

"I get along just singing my song, people tell me I'm wrong....
Fuck 'em !"


Salut les punks!

mardi 26 juin 2012

Under African Skies - Paul Simon's Graceland 25th Anniversary Documentary


Salut les punks!
Je vous avais déjà parlé d'un album culte à mes yeux, l'album "Graceland" de Paul Simon sorti fin 1986.
Pour célébrer les 25 ans de la sortie de cette pierre angulaire de la pop musique aux accents africain, l'album a été réédité et remastérisé dans un chouette coffret. Dans ce coffret on y trouve également un documentaire assez passionnant sur la genèse de ce disque et ce qu'il en reste 25 ans après.
Le doc d'une heure trente environ est donc nommé "Under African Skies" en référence à l'un des morceaux clés de cet album.


Même si la musique de cet album vous laisse de marbre, sachez que ce film vaut le coup d'oeil rien que pour en apprendre plus sur cette période trouble et récente de l'Afrique du Sud: l'Apartheid.
On y apprend que Paul Simon est donc parti enregistrer/jammer avec des musiciens sud-africains sans avoir d'autorisation (à l'époque il en fallait une) et ceci uniquement par amour pour cette musique qu'il a découverte par le biais d'une compil' sur cassette à travers l'instrumental "Gumboots" du groupe les Boyoyo Boys.
C'est donc sans doute avec une trop grande naïveté qu'il arrive en Afrique du Sud, et où bien évidemment l'accueil est un peu "chaud".
Néanmoins il arrive à ses fins et se lie d'amitié avec des musiciens locaux réputés, je pense ainsi au guitariste Ray Phiri ou encore au groupe Ladysmith Black Mambazo, et bénéficie d'appuis médiatiques importants avec Miriam Makeba, Hugh Masekela, sans parler bien sûr d'Harry Belafonte.
Cette expérience et ce brassage culturel et musical va donc aboutir a cet album "Graceland" dont l'enregistrement et le mixage seront achevés aux Etats Unis.
On connait la suite: l'album se vend par millions, est couronné aux Grammy Awards, et la tournée qui s'ensuit s'avère un énorme succès....
Enfin Nelson Mandela himself invite Simon et son groupe à se produire en Afrique du Sud au début des années 90....
Ce qui est aussi intéressant dans ce documentaire c'est de voir Paul Simon retourner en Afrique du Sud 25 ans après, revoir ses amis musiciens de l'époque, et surtout sa rencontre avec l'un de ses ennemis de l'époque....Bref je ne vous en dis pas trop et je vous laisse découvrir cette histoire et vous plonger ou vous replonger dans ce petit chef d'oeuvre intemporel qu'est Graceland.

et vu que je suis un gars sympa vous pouvez le choper ici.....

mercredi 30 mai 2012

La Petite Chronique de Mai 2012 – James Levy And The Blood Red Rose, Jane Eyre (2006) et les vampires d'Anne Rice

Bonjour les amis !
Comme d'habitude, j'attends la fin du mois pour revenir, mais cela ne surprendra personne. Après mes précédents écarts, retour aux bonnes vieilles habitudes : une petite chronique avec un album, un film et des bouquins. Et tout le monde sera content...

Commençons donc par la musique. Si j'ai beaucoup parlé de rock ces derniers temps, c'est un disque de pop que je vous conseille ce mois-ci : le premier album de James Levy And The Blood Red Rose, Pray To Be Free. Ce disque est une découverte très agréable pour plusieurs raisons. La première, c'est que le groupe est constitué de James Levy, comme son nom l'indique, et de la charmante Allison Pierce, comme son nom l'indique moins. La brunette s'échappe de The Pierces pour nous livrer avec son partenaire un disque de pop orchestrale, à grands coups d'envolées de violons et de duos romantiques. Impossible de ne pas penser à The Divine Comedy ou aux Last Shadow Puppets en l'écoutant. Pray To Be Free est exactement dans la même veine. De ce côté-là, rien de nouveau sous le soleil, James Levy et sa jolie chanteuse ne révolutionneront pas le monde de la musique. Évidemment, ce n'est pas le but, et l'album parvient à séduire dès les premières notes. Les titres Pray To Be Free et Keep My Baby sont de très beaux duos, à la fois simples et extrêmement maîtrisés. Tout l'album ferait une excellente BO de film. Les images ont défilé dans ma tête au fur et à mesure que les chansons passaient. Cependant, si Allison Pierce se retrouve seule sur Cryin' To The River, c'est bel et bien James Levy qui est aux commandes, sa partenaire ne signant que deux titres. Le crooner chante d'ailleurs en solo quelques uns des plus beaux titres de l'opus : le somptueux Dumbs In Love (qui évoque Neil Hannon), le grinçant Precious Age Of Thirteen et, bien entendu, la magnifique Properly East Brodway qui s'impose comme la petite merveille du disque. C'est une chanson lumineuse, gaie, où Levy fredonne : « I love you more than music, let it come... ». Si bien que l'on se retrouve avec l'air dans la tête pour toute la journée... ce qui n'est pas déplaisant.


 
En bref, Pray To Be Free est un album joli comme tout, mélodique, romantique, très plaisant à écouter. De la très belle pop orchestrale à recommander aux fans du genre – même à ceux qui ne connaissent pas, d'ailleurs. Je me surprends même à espérer une suite...

Voici venu le moment du coup de cœur visuel. Point de film cette fois-ci mais une mini-série de la BBC : Jane Eyre, réalisée en 2006 par Susanna White. Évidemment, il y a déjà eu trente-six mille adaptations du roman de Charlotte Brontë. Mais ces quatre épisodes d'une heure chacun ont été pour moi un coup de foudre. Je tiens à vous le faire partager comme il se doit. Non seulement cette série est une adaptation fidèle du roman, mais elle parvient à montrer la modernité de l'héroïne, une jeune femme au caractère bien trempé qui veut rester indépendante coûte que coûte. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l'histoire de Jane Eyre, en voici un résumé improvisé en direct : Jane Eyre est une orpheline envoyée par son odieuse tante dans un pensionnat sombre et lugubre. Devenue adulte, la jeune femme est engagée pour être la gouvernante d'Adèle, la pupille du mystérieux Rochester. Jane et l'aristocrate se rapprochent mais, bien entendu, celui-ci cache un secret...
Vous l'aurez compris, on navigue entre gothique, romantisme et récit initiatique. Ne nous leurrons pas, Jane Eyre est avant tout une histoire d'amour. Et quelle histoire d'amour ! Elle est ici merveilleusement interprétée par deux acteurs remarquables, Ruth Wilson (vue récemment en tueuse psychopathe de génie dans Luther) et Toby Stephens, acteur de théâtre et méchant dans Meurs un autre jour. Leur alchimie est parfaite, et tous deux correspondent aux héros du roman tels qu'ils y sont décrits – dois-je rappeler que Jane n'est pas censée être une beauté fatale ? Jane Eyre version 2006 est une adaptation réussie, avec des touches d'humour et de sensualité très bienvenues.
Pour Toby Stephens en Rochester, une ovation !

Au niveau des livres, je n'ai pas eu à chercher bien loin puisque, étant actuellement en pleine rédaction d'un feuilleton gothique pour X journal (hin hin), je me replonge depuis des mois dans tout un type de littérature et de cinéma que j'apprécie beaucoup. Depuis quelques jours, je feuillette mes vieux exemplaires des Chroniques de Vampires d'Anne Rice. Avec toujours la même remarque : « Ah, mais c'était quand même vachement bien ! ». Bien sûr, il y a du bon comme du moins bon mais, dans l'ensemble, la série reste incontournable si on apprécie les vampires – ne me parlez pas de Twilight. S'il ne fallait en garder qu'un, pour moi, ce serait Entretien avec un vampire. Un chef d’œuvre – et je puis vous assurer que je pèse mes mots. Tout y est : le style à tomber par terre, la sensualité, les personnages marquants, les trouvailles affolantes. Louis, Lestat et Claudia ne s'oublient pas une fois rencontrés, c'est aussi simple que ça. (Le film, très fidèle, est également magnifique.) Bon, à côté, les deux tomes suivants, Lestat le Vampire et La Reine des Damnés, font office de divertissements de luxe mais restent hautement recommandables. Une fois passée cette trilogie impressionnante, le reste fait pâle figure. Le Voleur de Corps et Memnoch le Démon ne valent que pour les apparitions de Louis et d'Armand, quant au Domaine Blackwood, permettez-moi de vous dire que l'on peut largement s'en dispenser. Voilà pour l'essentiel... Ah oui ! Parmi les autres tomes qui ont été publiés après, j'ai beaucoup apprécié Armand le Vampire et j'ai été agréablement surprise par Le Sang et l'Or, qui raconte l'histoire de Marius. Anne Rice y retrouve un peu de sa flamboyance passée...

Je vois que ma chronique dépasse les normes habituelles. Sous peine de vous assommer, je vous laisse donc avec ces sages conseils... Bonne écoute, bon visionnage, bonne lecture, si jamais il vous ont intéressés. N'oubliez pas : la pop orchestrale c'est merveilleux, Rochester version 2006 surpasse Orson Welles en 1943 et Entretien avec un vampire, quoi !

That's all, folks !!! See you soon, ladies and gentlemen.

mercredi 28 mars 2012

La Petite Chronique de Mars 2012 - The 5.6.7.8's, Sweeney Todd et The Deserteurs

Hello everyone ! Le Printemps est arrivé et c'est... encore supportable. Exhibons belles vestes et chemises tant qu'il est encore temps.

Aujourd'hui sera une chronique particulièrement musicale. Si vous avez l'habitude de lire ces billets, vous savez que j'aime parfois déroger aux règles. Après tout, je n'ai pas la prétention d'être une chroniqueuse modèle, n'est-ce pas ?
Aujourd'hui, mon but avoué est de vous faire chanter en cœur, danser, sauter dans tous les sens et... Bref.

Commençons donc par un album coup de cœur, que je réécoute régulièrement et qui me fait immanquablement sourire à chaque fois que je l'écoute. Teenage Mojo Workout, paru en 2002, de The 5.6.7.8's, fait partie de ces disques qui mettent de bonne humeur dès les premières secondes et qui ne vous lâchent plus. Le groupe, composé de trois Japonaises délurées, se présente comme un groupe garage, mais mélange aussi des influences rockabilly, R'n'B, surf et même jazz.
Bien sûr, on pourra être déstabilisé par la diction approximative de la chanteuse – tous les titres sont en anglais. Une fois ce petit « désagrément » – qui fait aussi le charme de ce groupe, pour moi – passé, on ne peut que se laisser séduire par la musique joyeuse, vintage et délicieusement folle délivrée par les trois dames originaires de Tokyo. Des furieux I'm Blue et Teenage Mojo Workout en passant par une réjouissante reprise de The Raindrops (Hanky Panky) jusqu'à une ballade aussi inattendue que In The Subway, le groupe s'amuse avec un enthousiasme communicatif. Les rugissements de Yoshiko Fujiyama rivalisent avec ceux de Joan Jett, mais la demoiselle sait aussi se faire calme et mélodieuse sur un titre plus féminin comme la joliment nocturne I Got A Man, qui donne envie de se pavaner en robe des sixties.
Quentin Tarantino et Jack White ne s'y sont pas trompés, étant chacun des fans déclarés du groupe. Le premier a fait apparaître The 5.6.7.8's dans le premier volet de Kill Bill, le second l'a invité pour un concert dans le Saint des saints Third Man Records et leur a fait enregistrer un single. (Et en parlant de White, le mois prochain sera consacré à son nouvel album, vous n'y couperez pas.)
En résumé : si vous avez envie de danser, de vous marrer, de sauter dans tous les sens, cet album est pour vous. The 5.6.7.8's sont aussi idéales pour animer une soirée – expérience vécue.


Je sens que vous allez vouloir un film, maintenant. Et comme cette chronique est merveilleusement musicale aujourd'hui, je vous recommande Sweeney Todd de Tim Burton. Je défie quiconque de n'être pas sorti du cinéma ou de sa soirée dvd en chantant à plein poumons le tubesque « I feeeel youuu Johaaannaaaaa... ». Bon. Je ne vais pas m'étendre une fois de plus sur le talent de réalisateur de Burton, qui est incontestable. La comédie musicale de Stephen Sondheim est à la fois macabre, violente, tragique et curieusement sautillante. La lugubre introduction à l'orgue donne tout de suite la couleur. Pourtant, à côté de morceaux plus lyriques comme My Friends, Johanna ou Not While I'm Around, on trouve de petites merveilles burlesques comme The Contest (chanté par un étonnant Borat) ou Pretty Women. J'ai une petite préférence pour la seconde version de Johanna, qui résume assez bien tous les aspects musicaux du film :

(Et oui, la voix de Johnny Depp est magnifique, et le film est visuellement parfait, le jeu des acteurs impeccable. Du bon Burton, donc.)

Pour finir, je voudrais revenir sur un groupe à qui j'accorde une place particulière. Je leur avais consacré une partie de ma première chronique, il est temps de récidiver.
Depuis cette chronique, The Deserteurs ont connu des changements : l'arrivée de l'adorable Louisa Bénâtre aux claviers n'est pas des moindres. La jeune fille, qui officie aussi avec son frère dans le groupe pop/folk Alone With Everybody (dont je risque fort de vous reparler), apporte un supplément d'orgues au groupe, auquel elle a parfaitement su s'adapter. Depuis quelques mois, le duo est donc devenu un trio et semble évoluer vers un rock psychédélique sûr, intense et mélodique.
Un titre comme Visions Of Confusion flirte même avec les frontières de la pop : la mélodie est accrocheuse et imparable. Redoutablement efficace.
La dernière vidéo où ils apparaissent, un recueil d'extraits de leur dernier concert (le 22 Mars), montre une évidente évolution, et un final dantesque.
S'ils pouvaient évoquer à leurs débuts un mélange de White Stripes et Black Ryder, The Deserteurs semblent de plus en plus progresser vers un style qui leur est propre, à coup d'influences warholiennes et de rythmiques hypnotisantes. Et s'avancer, petit à petit, sur le chemin des grands.


That's all, folks!!! See you soon, ladies and gentlemen.


mardi 28 février 2012

La Petite Chronique de Février 2012 – The Pierces, Arkham Asylum et Edgar Poe

Bonjour tout le monde ! J'espère que vous avez bien démarré l'année et que vous vous portez tous comme des charmes.

Si ce n'est pas le cas, le nouvel album de The Pierces, You & I, devrait vous y aider. Bien qu'il soit sorti en Mai 2011 en Europe, il paraîtra le 27 Mars aux USA. Ce qui me donne encore le droit de le qualifier de nouveauté, voyons. Les deux demoiselles américaines des Pierces sont deux sœurs, Catherine et Allison. Cela fait une dizaine d'années que le duo fait de la musique et publie des albums, mais celui-ci pourrait bien les faire sortir définitivement de l'ombre. L'album doit sa naissance à Guy Berryman, bassiste de Coldplay et producteur de l'opus, qui sauve le groupe d'une séparation inévitable et leur permet de se faire un connaître à un plus grand nombre. Un sacré coup de main.
L'album est un joli recueil de chansons pop et folk. On frôle parfois le rock psychédélique avec un titre comme Love You More – dont le thème sombre et électrique rappelle étrangement nos amis de Black Rebel Motorcycle Club. Space + Time est également une jolie surprise, atmosphérique et très mélodique. Glorious est un excellent choix de single : c'est une petite pépite pop, idéale pour se réveiller le matin. Pour le reste, The Pierces profitent des moyens inédits dont elles jouissent désormais et ça s'entend : elles ont sorti l'artillerie lourde. Cet album est déjà un succès en Angleterre, mais The Pierces n'ont pas perdu ce qui faisait leur charme : deux belles voix entremêlées, rageuses ou mélancoliques, et des chansons maîtrisées. J'espère vraiment une suite à cet album, mais qui sait ? Les sœurs Pierce pourraient en décider autrement.



Du côté des livres, c'est à un roman graphique que je fais honneur aujourd'hui : Arkham Asylum de Grant Morrison et Dave McKean. Cette bande-dessinée publiée pour la première fois en 1989 est devenue un classique pour tout amateur de Batman qui se respecte. En dépit de sa date de parution, les dessins gardent une modernité étonnante. Chaque case est un tableau magnifique, onirique – cauchemardesque. L'histoire ? Le Joker ordonne à Batman, qu'il considère aussi fou que n'importe quel autre patient, de se rendre à l'asile d'Arkham sous peine de tuer tout le personnel. Au cours de son périple dans les sombres couloirs de l'hôpital, le superhéros devra faire face à certains de ses ennemis les plus célèbres – le Joker, donc, mais aussi le Chapelier Fou et Double-Face – ainsi qu'à ses propres tourments. Parallèlement, le lecteur découvre l'histoire d'Amadeus Arkham, fondateur de l'asile...
Précisons-le : c'est une bande-dessinée sombre, très violente et éprouvante, en raison des actes qui nous sont montrés mais aussi de la psychologie des personnages. L'ambiance demeure un moment après la lecture et, disons-le tout net, ce n'est pas un comic à mettre entre toutes les mains. Cependant, si vous aimez Batman, les thrillers psychologiques ou tout simplement admirer de magnifiques dessins, alors il est pour vous. Et je doute que vous regrettiez votre lecture.


Un petit film pour terminer. Stephen King, dans son essai Anatomie de l'horreur, dit que tout amateur du genre, en cherchant un peu, a « sa trouvaille » qu'il souhaite faire partager aux autres. La mienne se nomme The Black Cat, réalisée par Stuart Gordon en 2007 pour la série Masters Of Horror. C'est donc un court film de 55 minutes, ce qui ne l'empêche pas d'être passionnant et complet. Il s'agit de l'adaptation d'une nouvelle de l'immense Edgar Poe, Le Chat Noir. Mais pas seulement, car le scénariste – qui n'est autre que le réalisateur lui-même – a eu la bonne idée de la combiner avec la vie même de l'auteur. Un peu à la manière d'un Shakespeare In Love horrifique, pour reprendre l'excellente expression d'un critique.
Le film montre Edgar Poe, inquiet de la maladie de son adorée jeune femme, Virginia, en proie à l'angoisse de la page blanche. Et voilà que son chat se met à adopter un comportement étrange...
Ne vous y trompez pas, c'est bien un film d'horreur. La photo est superbe et n'est pas sans rappeler Sweeney Todd de Tim Burton, sorti la même année. Le générique lui-même, défilant sur d'anciennes illustrations pour Edgar Poe, vaut le détour. L'atmosphère gothique, angoissante, est parfaite et ravira tous les amateurs de Poe, entre autres. Une petite merveille que je vous recommande.



That's all, folks !!! See you soon, ladies and gentlemen.


mardi 31 janvier 2012

La Petite Chronique de Janvier 2012 - The Real Tuesday Weld, Neil Gaiman et les frères Coen

Bonjour mesdames et messieurs. Pardonnez ce retard, les aléas de l'existence, que voulez-vous...

Donc. Commençons l'année du bon pied. Pour débuter, je vous conseillerais de ne pas écouter les albums de Lana Del Rey et des Black Keys qui sont tous deux des déceptions considérables. De vous réjouir du retour de Jack White que l'on a appris hier : le monsieur sort un album solo en Avril et son premier single,
Love Interruption, circule déjà sur la toile.

Ces temps-ci, je me sens d'humeur gothique et romanesque. Comme par hasard, j'ai eu le bonheur de découvrir un album de The Real Tuesday Weld,
The Last Werewolf, récemment. La chose est sortie à la fin de l'année dernière. Elle se présente comme la bande-originale du roman du même nom, écrit par Glen Duncan – accessoirement meilleur ami du leader de The Real Tuesday Weld, Stephen Coates. Beaucoup de registres parcourent cet album : du jazz, du rock, de la pop, de l'electro. Le tout forme pourtant un ensemble cohérent, parcouru par une très belle ambiance nocturne, parfois sautillante et ironique, parfois très mélancolique, qui donne envie de découvrir le roman d'origine, non traduit en France (quelle importance, me direz-vous? vive la VO).



En roman, voici la suite et fin (pour un long moment) de mes conseils sur Neil Gaiman. Je vous conseille fortement de découvrir
Neverwhere. Ce roman tient une place particulière dans le cœur de beaucoup des lecteurs de Gaiman. En effet, les presque 500 pages du roman défilent toutes seules tant l'univers déployé par l'auteur nous happe dès le début. Soit l'histoire de Richard, un londonien ordinaire, qui sauve la vie d'une jeune fille qui possède le pouvoir d'ouvrir toutes les portes. Mais ce n'est pas tout : elle vient d'un autre monde, la Londres d'En-Bas, où Richard va la suivre bien malgré lui, croisant au passage deux tueurs à gages sanguinaires, une chasseresse étrangère, un escroc flamboyant et des jeunes femmes pâles et vêtues de velours... Parmi bien d'autres, car l'univers déployé par Gaiman est foisonnant, parfois sombre, souvent très drôle et incroyablement touchant. C'est de la fantasy urbaine dans toute sa splendeur et je ne suis pourtant pas du tout passionnée par le genre, ce qui ne m'a pas empêchée d'être captivée par Neverwhere.

En film, mon dernier coup de cœur va à
No Country For Old Men des frères Coen. C'est visuellement renversant, objectivement très bien joué, absolument envoûtant. Si vous aimez la poussière blanche des déserts américains, les courses-poursuites nocturnes, le sang, les flingues et les personnages mystérieux et charismatiques, ce film est pour vous.
Du coup, il se peut fort que ma prochaine chronique mentionne Cormac McCarthy...

That's all, folks !!! See you soon, ladies and gentlemen.

mardi 3 janvier 2012

2011 en 15 films

Une fois n'est pas coutume, un article sur le cinéma avec une sélection aléatoire de 15 films sortis cette année et dont je me souviens à l'heure des bilans.




Drive : a real human being and a real hero
Ok, je comprends aussi totalement les reproches qui peuvent lui être faits, les longueurs, les dialogues, le côté hyper esthétique... mais j'ai adoré, et encore plus la deuxième fois.
Incendies : Secrets de familles sur fonds de guerre au Liban. Aussi présents, l'accent canadien et Radiohead.
Submarine : voir ce qu'en dit Marco.
Restless : Film noir mais plein d'espoir, esthétiquement magnifique. Du gus van sant assez bavard, pas le meilleur, pas le pire. Et y'a du sufjan stevens sur la BO
J'ai rencontré le diable : Un film d'horreur coréen de 2 h 20...moi non plus ça ne me faisait pas envie.
Le stratège (moneyball) : Un film sur une nouvelle stratégie de baseball... La preuve après Friday night lights que n'importe quel sport + du post rock = Beauté
La guerre est déclarée : "Film noir mais plein d'espoir" bis
Black swan : Tout le monde un avis sur ce film non ?
Shame : Pour Fassbender. Et Steve McQueen
The murderer : Excellent policier/thriller coréen, tendu et brutal.
Limitless Un blockbuster US dont le sujet est une pilule qui rend intelligent... Hyper bien réalisé, un Bradley Cooper charismatique, un scénario plutôt bien ficelé....
Melancholia : Quelques scènes magnifiques, mais aussi pas mal d'ennui. Surement un peu trop obscur pour moi.
Intouchables : Je me souviens pas m'être autant marré devant un film français de toute mon existence.
Attack the block : Des extraterrestres qui se font tabasser en banlieue anglaise. Débile et jouissif.
Tomboy : Encore un film français ! Très touchante Zoé Héran.

vendredi 23 décembre 2011

La Petite Chronique de Décembre 2011 - Classement de fin d'année et deux ou trois idées pour Noël

Hello tout le monde ! A l'heure où tout le monde s'amuse à faire son top des disques favoris de l'année, cette chronique proposera également le sien, totalement arbitraire et subjectif. Ainsi qu'une ou deux idées littéraires et cinématographiques. C'est Noël, ne boudons pas notre plaisir : écoutons, lisons, regardons jusqu'à l'indigestion !

Il est de coutume, en cette période de fin d'année, d'élire les meilleurs albums de l'année. J'ai cru remarquer que la grande tendance des classements était l'electro et l'expérimental, ce qui m'a un tantinet chagrinée. Je n'ai pas la prétention de désigner les meilleurs disques sortis cet année. Le top 5 qui va suivre sera donc tout à fait personnel, libre à vous d'y adhérer ou non. Sans ordre de préférence, voici donc les cinq disques que j'ai préféré durant l'année 2011 :

- Miles Kane, Colour Of The Trap : parce que ce tout jeune homme de 25 ans a prouvé qu'on pouvait faire un disque léger, pop et dansant tout en étant exigeant. Chaque chanson s'avère un single potentiel sans sonner commercial (cf : El Camino des Black Keys...). Élégant et enthousiaste.


- Anna Calvi, Anna Calvi : en un album, Anna Calvi instaure un univers et une atmosphère qui lui sont propres. Sombre, charnel et très cinématographique, il peut séduire ou rebuter. Vivement la suite.




- Kitty, Daisy and Lewis, Smoking In Heaven : la fratrie Durham montre ses talents de composition et offre un disque gai, rétro et sophistiqué, parfait pour mettre de bonne humeur – et danser si l'envie vous en prend. En plus du blues et rockabilly de leurs débuts, l'album révèle des influences latines, ska et r'n'b qui apportent du neuf dans leur musique.


- The Kills, Blood Pressures : le duo revient avec un excellent album. Pas le meilleur de leur discographie, certes, mais excellent tout de même. L'album se permet même des audaces gospel et un final magnifique – Pots And Pans. Que demande le peuple ?



- The Strokes, Angles : il y a le clan pour et le clan contre. Pour ma part, je ne peux que soutenir une fois de plus cet album qui me semble réussi – à part un ou deux morceaux peut-être, mais l'album n'est pas parfait non plus. Cet album sera-t-il le dernier du groupe ? Peu importe, en fin de compte, on peut simplement se réjouir qu'ils aient réussi à écrire des chansons de cette teneur.


Que dire à présent ? Que le meilleur film à revoir en cette période de Noël est L'étrange Noël de Monsieur Jack de Tim Burton et qu'une énième lecture de La Petite Fille Aux Allumettes d'Andersen est fortement déconseillée ?

Le plus sérieusement du monde, je vais vous donner deux conseils de films. Le premier est Les Quatre Filles du Docteur March de Gillian Armstrong. Parce que l'histoire des aventures de ces quatre sœurs au XIXème siècle marche à tous les coups – et que voir l'adorable Kirsten Dunst à douze ans ne peut pas être déplaisant.


Le second est Under Blackpool Lights. Les White Stripes se sont séparés en Février, et voir ce film incroyable, résultat de deux concerts filmés deux soirs d'affilée, est sans doute la meilleure façon de leur rendre hommage. Simple, sauvage et grandiose.


Un livre pour finir ? L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman. Si l'histoire de ce petit garçon élevé par des fantômes et un vampire dans un cimetière ne se prête apparemment pas à l'atmosphère de Noël, je dirais juste que c'est l'un des plus beaux livres qu'il m'ait été donné de lire. Ce conte ne s'adresse pas seulement aux enfants, et c'est une histoire qui peut toucher et émerveiller. N'est-ce pas l'un des objectifs de Noël ?

Joyeux Noël à tous !

See you soon, ladies and gentlemen.

mercredi 23 novembre 2011

Submarine



Je vais vous parler à la fois d’un livre (si si cela m’arrive de lire!), d’un film et de sa bande originale: Submarine.

Commençons par la B.O...

Elle constitue un petit Ep de 6 titres tous écrits, composés et interprétés par Alex Turner, tête pensante et chanteur des Arctic Monkeys, qui se lance donc ici en solo.

Que dire? Tout d’abord, ces 5 chansons (le premier morceau est juste l’intro de l’un d’eux) collent parfaitement aux images du film, et c’est bien ce que l’on demande d’une B.O.

Ensuite, ces titres, sont d’une facture classique, guitares, voix, la plupart du temps, mais ils sont extrêmement beaux et délicats.

Il faut dire qu’Alex Turner n’y a jamais aussi bien chanté! D’ailleurs sa voix chaude rappelle par moments celle du crooner anglais, lui aussi originaire de Sheffield, Richard Hawley. Ma préférée de cet Ep: “Glass in the park”, mais beaucoup lui préféreront “Piledriver Waltz” qui fut réinterprétée sur l’album des Arctic Monkeys “Suck it and see”.





Parlons du film maintenant. Réalisé par Richard Ayoade, il est sorti en 2010 sur les écrans britanniques et en 2011 en France. Il raconte l’histoire d’un adolescent gallois, Oliver Tate (formidablement interprété par Craig Roberts, qui ressemble étrangement à... Alex Turner). Ce film est centré sur ses états d’âme et ses questionnements, liés d’une part à sa petite amie Jordana Beva, (Yasmin Paige) et à ses parents dont il craint qu’ils ne se séparent. Autrement dit, il ne se passe pas grand chose dans ce film, mais son intérêt ne réside pas dans le scénario. Ce qui m’a plu dans ce film c’est son esthétique, sa lenteur et un aspect contemplatif. Il faut dire que la beauté des images et la B.O y sont pour beaucoup. Ensuite, ce film est truffé de références...on pense notamment à la Nouvelle Vague. Enfin, ce film est amusant, sans être hilarant, il n’est pas rare d’esquisser un sourire devant les personnages, notamment devant Paddy Considine qui joue le rôle d’une sorte de gourou mystique avec beaucoup de brio.

Enfin, ce film livre une vision assez réaliste des premiers émois adolescents: maladresse, romantisme, manque de confiance en soi.

Beaucoup d’entre nous sont passés par là et tout cela est assez bien restranscrit à l’écran, et cela sans jamais tomber dans la mièvrerie...en témoigne la fin du film.





Et pour terminer cette chronique, parlons un peu du livre. Vendu par la critique anglaise comme le nouvel “Attrape Coeur”, le livre est bon, agréable à lire mais pas exceptionnel et générationnel comme il a pu être décrit.

C’est un livre plaisant à lire, riche en vocabulaire (il faut bien maîtriser l’anglais) et parfait complément du film car il permet de faire gagner aux personnages d’avantage de profondeur. Il permet en outre de réaliser combien l’adaptation à l’écran a été réussie.

Bref si vous avez aimé la B.O, jetez-vous sur le film, et si vous avez aimé le film, plongez-vous dans le livre!

samedi 15 octobre 2011

La Petite Chronique du mois d'Octobre

Au début de cette chronique, les excuses sont de rigueur et je vous supplie de ne pas me flageller trop vite. Je vous promettais une rentrée chargée et horrible, souvenez-vous. La prophétie s'est réalisée, ce qui explique mon absence durant le mois précédent.

Maintenant que la mise au point est faite, sachez que je suis dans les starting blocks et que la petite chronique est bel et bien de retour.

Et maintenant, je suppose que vous vous attendez tous à de la musique riante et joyeuse, à des conseils fantastiques sur des romans trépidants et amusants ? Nenni. Cette chronique devrait être rebaptisée dark chronique pour ce mois-ci. J'arrête mes pitreries et je passe aux choses sérieuses.

Musicalement, ce sont en effet de sombres et envoûtants morceaux qui passent le plus clair de leur temps sur ma radio – ou dans mes écouteurs Apple (paix à l'âme de Monsieur Steve Jobs).

Pour commencer, je redécouvre Placebo. En particulier l'album Without You I'm Nothing, sorti en 1998. Brian Molko lui-même aurait reconnu qu'il y avait trop de morceaux lents pour un seul album, mais cela ne lui nuit en rien, au contraire. Une atmosphère règne sur l'ensemble des chansons. Il est évident que si vous êtes déprimés, ce n'est pas du tout l'album à écouter. Ceci dit, si vous êtes de taille, alors il devient un enchantement. Surtout la nuit. En particulier la chanson-titre, très sensuelle...




Et en parlant de sensualité, vous allez être servis avec Black Rebel Motorcycle Club. Ces temps-ci, je me repasse Baby 81 en boucle, mais plutôt que de vous encourager à écouter un disque dont on a déjà beaucoup parlé (en fait tous, écoutez-les tous, oui !), je préfère m'attarder sur l'EP American X – Baby 81 Sessions. Sept morceaux dont on aurait tort de passer à côté, où l'on retrouve la marque du groupe : électrique, charnel, mélancolique, cet EP publié en 2007 est tout cela et plus. L'enchaînement des titres The Show's About to Begin, Whenever You're Ready et MK Ultra est tout simplement parfait. La seconde est très cinématographique, promenade urbaine où la voix de Peter Hayes fait des merveilles. Though he had no need he had great want, dit-il. C'est ainsi que je pourrais résumer mon coup de foudre à retardement pour BRMC, et c'est pour cette raison que je vous mets deux extraits de leur discographie. Le second étant un extrait d'un concert filmé à Londres où le groupe joue Aya – un morceau issu de leur dernier album, Beat the Devil's Tattoo, qui se passe de tout commentaire.



Un conseil de lecture pour finir, comme d'habitude. Ce mois-ci, je vous suggère Sin City, de Frank Miller. L'auteur a non seulement un coup de crayon remarquable, mais également un style d'écriture impressionnant qui rend cette BD unique. L'ambiance est à la fois ultra-violente, sensuelle et mâtinée d'un humour très noir. Les hommes tirent sur tout ce qui bouge, les filles sont belles et se ressemblent toutes – exception faite de la mortelle petite Miho. Caricatural ? Un peu, sans doute, mais c'est le parti pris de l'auteur de puiser dans des registres connus pour nous offrir une œuvre à la beauté visuelle renversante. Un tome préféré ? Probablement Le Grand Carnage avec son défilé de femmes fatales meurtrières, aux costumes invraisemblables, qui hantent les rues de la Vieille Ville. Des filles et des flingues est un plaisir à regarder pour les touches de couleurs qui viennent parsemer des pages en majorité noires et blanches. Et comme je ne pars jamais sans ajouter un conseil cinématographique, regardez donc l'adaptation qu'en a faite Robert Rodriguez, extrêmement fidèle tant sur le plan visuel que scénaristique, et servie par un casting impressionnant.


That's all, folks ! See you soon, ladies and gentlemen.




dimanche 10 juillet 2011

Film: Chelsea Hotel (2011)


Chelsea Hotel (Chelsea On the Rocks en V.O) est un documentaire d'1H30 du cinéaste américain Abel Ferrara sur ce mythique hôtel new-yorkais. Cet hotel culte du rock a acceuilli nombre de rock stars dans les 60's telles que Dylan, Jimi Hendrix, Nico, Sid Vicious...ainsi que foule d'artistes: Warhol, Edie Sedgwick, William S. Burroughs... Ce documentaire fait la part belle à des témoignages de personnages hauts en couleur qui ont habité ou qui habitent encore cet hotel. On y apprend que le propriétaire historique, Stanley Bard hébergeait gratuitement des dizaines d'artistes, étant lui même féru de musique et de peinture.
Mais le Chelsea Hotel est surtout mythique pour les nombreuses fêtes qui s'y déroulèrent, des fêtes bien souvent "sex, drugs and rock'n'roll"...Les destins tragiques de Janis Joplin et du couple Sid and Nancy y sont d'ailleurs évoqués.
Malheureusement depuis quelques années, de nouveaux actionnaires ont repris en main l'hôtel et l'ont embourgeoisé, se débarassant ainsi d'une partie de la clientèle ayant contribué à l'histoire de ce mythique hôtel...


dimanche 19 juin 2011

Film: La Bande Du Drugstore (2002)



Présentation:

Dans la France des années 60, celle qui dort avant la "révolution", les jeunes s'ennuient et découvrent la vie et la contestation, les joints et les Beatles, le flirt et les boîtes de nuit. Philippe, Marc, Charlotte et Sophie enragent de ne pas pouvoir vivre plus vite, plus intensément, ils ne croient qu'en eux et veulent refaire le monde. Portrait fidèle de la jeunesse d'avant la pilule, La Bande du drugstore, sur fond d'Otis Redding, Them et de Jacques Dutronc, se situe à mi-chemin entre La Fureur de vivre et Mes meilleurs copains : tantôt sombre et désabusé, tantôt plein d'espoir et drôle, le film de François Armanet garde en lui une certaine nostalgie de ces 10 années qui ont tout changé.
Ce qu'il faut savoir c'est que le film est tiré du bouquin du même nom, lui aussi de François Armanet.
Il dépeint donc le quotidien de 4 parisiens, 2 filles, 2 mecs dans les 60's qui n'ont donc pas encore vécu Mai 68 mais qui vont connaître l'avènement du rock et de la pop et la libération sexuelle. Le film décrit leur jeunesse faite de flirts, fêtes...bref la vie de tout adolescent, rendant le film intemporel et accessible à notre génération. Le film tire son nom d'une bande de jeunes parisiens friqués, des minets, qui fréquentaient les mêmes boites et magasins branchés des Champs Elysées, et que l'on surnommait donc la bande du drugstore. Dutronc a écrit une chanson, qui figure dans la B.O, "Les Playboys" au travers de laquelle il se moque de cette jeune aristocratie bien soucieuse de son apparence...

Bande-annonce:


Les - du film:
-rythme assez lent
-peu de rebondissements
-sentiments des personnages fades voire mièvres
-parisianisme et côté "bobo" assez énervant

Les + du film:
-la B.O d'époque: que des classiques
-les jeunes acteurs, tous très bons
-les seconds rôles: Thierry Lhermitte, Alain Bashung...
-l'atmosphère de l'époque bien restituée
-chouette portrait des sentiments adolescents

Conclusion:
Film plaisant à voir, on passe un bon moment malgré certains aspects un peu énervants.

Le film existe en DVD mais est épuisé...n'ayez donc pas de scrupules à le télécharger ici:

vendredi 17 juin 2011

The Libertines- There are no innocent bystanders



Trailer du documentaire de Roger Sargent sur la tournée de reformation des Libertines à l'été 2010.
Pas d'infos sur une éventuelle sortie au cinéma ou en DVD...à suivre