dimanche 11 décembre 2011

Keren Ann @ Salle Paul Fort Nantes 3 Décembre

Je me suis donc rendu à la Bouche D'Air (la salle Paul Fort) pour assister au concert d'une artiste que j'apprécie beaucoup: Keren Ann. Keren Ann qui a eu la bonne idée d'inviter son ami Doriand pour assurer sa première partie.

Doriand tout d’abord en première partie, je connaissais très peu (la chanson Johnny Flyer, sa reprise de Daho “Tombé pour la France”...) et c’était vraiment pas mal.

De chouettes textes livrés dans leur plus simple appareil en guitare voix (guitare assurée par Edith, qui a travaillé avec Bashung et Daho)

Un bon petit set du bordelais qui nous a gratifié de ses versions à lui des tubes “non non non” de Camelia Jordana, “Elle m’a dit” de Mika et “Bord de mer” de Julien Doré (eh oui il faut bien manger...)


Place ensuite à Keren Ann qui rentre sur scène accompagnée de son groupe sur les notes de “101” chanson qui termine son dernier album du même nom.

Le concert fait la part à ce dernier album avec notamment un “Sugar mama” plein d’entrain et le tubesque et sophistiqué “My name is trouble”.





Mais ce qui frappe les oreilles et les yeux c’est que Keren Ann sait tout faire!

Des morceaux rock (si si!) d’autres pop et des titres folk où seule à la guitare et à l’harmonica elle enchante comme jamais.

Quand on sait qu’elle écrit, compose, produit et arrange ses albums en plus...c’est vraiment une artiste complète.

Elle pioche les nombreux joyeux de ses autres albums tels que “lay your head down”, “i’m not going anywhere” ou encore “chelsea burns”, et joue également sa reprise du “Je fume pour oublier que tu bois” du regretté Alain Bashung.

So groupe assure grave également, mention spéciale à son guitariste qui a oeuvré avant pour les Wampas et qui sait tout jouer: Phil Almosnino.

Arrive la dernière chanson...Keren Ann et ses boys saluent le public qui l’acclame debout (la salle ne comporte que des places assises...) et c’est un véritable triomphe.

Elle revient pour deux derniers titres dont une reprise bien sentie de Joni Mitchell “Big yellow taxi”.

Puis un dernier rappel où elle chante seule acapella une dernière chanson en anglais, magnifique: ”It’s always you”.



Paul McCartney @ Bercy 30 Novembre 2011



Et oui j’ai fais partie des 18 000 veinards (tout de même) à avoir dégoté un billet (cher le billet quand même) pour le seul concert en France de Sir Paul McCartney au Palais Omnisport de Bercy dans le cadre de sa Tournée “Paul On The Run”.

Après 3h30 de TGV depuis Bordeaux et un quart d’heure de métro depuis Montparnasse, j’arrive devant la salle où j’attends l’arrivée d’amis venus de Saumur et Tours en voiture.

Une fois le groupe formé, nous nous dirigeons vers la file de queue pour la fosse...

La file s’étend sur plusieurs centaines de mètres...eh oui il y a du monde qui veut voir Paulo!! Dans la queue on entend parler français bien sûr mais aussi anglais et italien...Bref certains ont fait des déplacements importants.

Les portes s’ouvrent et nous arrivons lentement mais sûrement à l’entrée de la salle, vérification du code barre du billet...OK! on peut rentrer.

Nous nous positionnons à peu près à la moitié de la fosse, bien contents car on aperçoit la scène sans problèmes.





En fait Bercy est assez bien conçu: 1 fosse entourée de deux gradins latéraux et d’un gradin derrière, le tout abritant donc 18 000 personnes mais donnant quand même l’impression d’une salle de taille plus moyenne.

Après une longue attente, c’est sous les vivas que débarque l’ex Beatle, costume bleu et pantalon noir, il prend en main sa légendaire basse Hofner et débute le concert par un classique des Fab Four “Hello Goodbye”, nous aussi nous faisons Hello à Macca.

Les présentations étant faites McCartney va ensuite alterner titres archi connus des Beatles (Drive My Car, All My Loving qui cause ma première montée de larmes...) et titres des Winges (Jet), il joue même un titre plus obscur de sa riche carrière, un titre de The Fireman “See the changes”.

Mais bon, peu importe ce qu’il joue, la foule est aux anges et boit chaque note de musique. McCartney fait partie des légendes du rock que les gens paierait pour l’entendre chanter l’annuaire...!!

Après un chouette petit hommage au génial Jimi Hendrix avec “Foxy Lady” c’est un autre grand moment pour moi arrive avec “Paperback writer” qui rocke vraiment bien et dont bien sûr je chante comme beaucoup le refrain que tout le monde connaît par coeur.

S’ensuit un poignant “The Long and Winding Road” où Paul se met au piano...

Là encore je sens les larmes monter!




S’ensuivent des titres moins connus mais tous aussi bons avec notamment un “Maybe I’m amazed” excellent, issu de son premier album paru en 1970.

J’ai ensuite une pensée pour mon papa dont la chanson préférée est interprétée en mode country, le tout réussi “I’ve just seen a face” extraite de l’album Help.

Puis vient le véritable bijou qu’est “Black bird” où comment McCartney, tout seul à la guitare parvient à transmettre énormément de bonheur comme s’il jouait dans une minuscule salle...la claque!

Public français obligé, McCartney nous interprète “Michelle” qui n’est certes pas la meilleure de son répertoire (pour rester poli...) mais qui a le mérite de ravir la salle, et avec laquelle il réussit le miracle de ne pas tomber dans le too much...et ceci malgré la présence d’un accordéon!!

Après un titre des Wings c’est une succession de tubes qui s’ensuit avec “Eleanor Rigby” magnifique, un poignant “Something” dédié à George et un “Band on the run” qui envoie du lourd!

Avec quoi d’autres enchainer après cela?? Et bien avec la chanson un peu potache qu’est “Ob-la-di Ob-la-da” !!!

Puis vient ma chanson préférée du concert “Back In The U.S.S.R” qui d’une part rocke du tonnerre et qui est très accrocheuse avec son refrain à la Beach Boys....

Le final du set est de toute beauté avec notamment “Let It Be” et une version magistrale de “Hey Jude” où là encore les larmes montent....




Juste avant une chanson pour le moins explosive “Live and let die” durant laquelle nous avons droit à un véritable show à l’américaine (un peu trop selon moi) avec jets de feux et explosions pyrotechniques en tout genre.


Après une trentaine de morceaux Paul et son groupe (excellent bien qu’ayant un peu l’air de “requins de studio”) quittent la scène mais reviennent rapidement pour pas un mais deux rappels...

Un rappel pour le moins rock’n’roll où Paul se lâche à la guitare sur les bombes que sont “Helter Skelter”, “Get back” ou encore un “Day Tripper” d’anthologie (j’ai encore le souvenir du riff rugissant dans les enceintes...)

Au milieu de tout ça la délicate “Yesterday” interprétée sans chichis et avec beaucoup de classe.

Le concert s’achève sur une dernier medley des Beatles....




Que dire après un moment pareil???

D’abord que les concerts de plus de 3 heures, si extraordinaires qu’ils puissent être, et bien ça fait mal aux jambes et au dos!!!

Non plus sérieusement...énorme, magique, intemporel....voilà les adjectifs qui me viennent à l’esprit, même si je n’ai réalisé la portée de l’évènement que quelques jours après.


Un des 5 meilleurs concerts de ma jeune vie!





samedi 10 décembre 2011

Mister Heavenly @ La péniche 03/12/11

J'avais déjà évoqué le projet Mister Heavenly dans un article consacré aux géniaux et regrettés Unicorns.



L'album fut aux premières écoutes une relative déception, rapport aux projets passés des protagonistes, rappelons-le, Nick Thorburn (Unicorns/Islands), Ryan Kattner (Man man), et Joe Plummer (The black heart procession/Modest mouse/The shins). Le projet d'un groupe entre Nick et Ryan avait déjà été évoqué dès 2006 mais ne se concrétisa qu'en 2010, autour du terme "Doom Wop". L'idée était donc, à la fois de se moquer des tags à la "witch house" et de proposer une relecture du Doo wop 50's, avec des tempos ralentis et des propos sombres. Le résultat, 12 chansons de pop moderne, avec refrains imparables, formules absurdes/géniales (I am an hologram, modern version of the invisible man), qui visitent aussi bien un indie rock ultra efficace (Bronx sniper), une tentative reggae (Reggae pie) et donc, doo wop. Un album plaisant à écouter, qui ne laisse aucun doute planer sur l'entente entre les différents membres et sur leurs qualités de compositeurs.



Quelle ne fut pas ma joie d'apprendre leur venue dans cette petite salle lilloise, la bien nommée Péniche en ce soir de Décembre. Joie encore décuplée quand on sait que le génial acteur Michael Cera les accompagne à la basse pour ces quelques dates européennes !
Tristesse en arrivant dans la salle de voir que le génie de Nick diamonds et Honus honus est encore bien confidentiel, à en juger par le faible nombre de personnes présentes.
Et joie en voyant les membres du groupe tranquillement assis dans la salle, accessibles, simples... Joe Plummer était absent, remplacé par un batteur dont je n'ai hélas pas mémorisé le nom, mais Honus honus nous fit les présentations via Ipad, Joe à seattle, nous à Lille, Hello ! Joe passa d'ailleurs tout le concert avec nous, jouant de la guitare, du tambourin, de l'air-batterie, ou d'autres activités comme danser à poil, se déguiser en chinois ou se faire tuer par une copine à coups de couteaux. Fun.
Le groupe joua pendant une heure, toutes les chansons de son unique album, Out of Love, quelques unes que je ne connaissais pas, et une reprise des Misfits pour terminer. Le tout dans une bonne humeur fortement appréciable, quelques blagues, signalons d'ailleurs que Michael Cera a une maîtrise parfait du français, et de l'espagnol.

Un très beau concert, qui ne fait que renforcer mon admiration pour les membres du groupe, et quand même pour Michael cera. De quoi trouver ironique le nom de leur album "Out of love".

Podcast de Décembre



Comme chaque mois, vous pouvez écouter et télécharger un podcast décortiquant les sorties musicales de ce mois-ci.
Au menu du mois de Décembre She & Him, Phil Spector, Benjamin Biolay, Lulu Gainsbourg, Amy Winehouse (album du mois)
et Lana Del Rey.

Bonne écoute!

Marco

Podcast de Décembre 2011 by Likelylad

mercredi 7 décembre 2011

Syd Matters+François & The Atlas Mountains @ Théâtre Barbey Vendredi 25 Novembre



Je suis donc allé au concert de Syd Matters au théâtre Barbey, le groupe de Jonathan Morali, premier vainqueur du concours CQFD des Inrocks.

Il était prévu que ce soit François & The Atlas Mountains, révélation pop française de 2011 qui assure la première partie.

Il se trouve que le jour même François & The Atlas Mountains, ou du moins sa tête pensante François Marry, était programmé en showcase à la Fnac de Bordeaux.

Je me suis donc rendu au showcase où malheureusement trop peu de personnes ont assisté...

J’ai pour ma part vécu un moment privilégié.

Si le dernier album des saintais bénéficie d’une production majestueuse et d’arrangements, ce set acoustique guitare-voix permet de rendre compte de la beauté de certaines compositions. Je pense notamment à la délicate “Do you want to dance” qui clôt l’album “E volo love” ou encore la remarquable “les plus beaux”.

François Marry joue les chansons comme il le sent, et nous joue même de nouveaux titres. Il ne semble pas très à l’aise mais semble en tout cas profondément imprégné par sa musique, ailleurs.

A la fin du set, j’en profite pour faire dédicacer mon album et le féliciter et lui donne rendez-vous le soir même au théâtre Barbey.


Le soir même, François et son groupe au complet: synthés, guitare, et percussions variées (calebasse...) débutent par une version magistrale des “Plus beaux” qui rend vraiment bien en live. Nous avons ensuite droit à un mix entre titres de l’album “Plaine Inondable” et titres du dernier album. Pour faire plaisir aux locaux, ils interprètent également la sublime “Royan” et quittent la salle avec le single “Piscine”. Ils confirment en tout cas tous les espoirs portés en eux. Un groupe à découvrir si ce n’est déjà fait et surtout un groupe à suivre...François m’a parlé d’un projet de faire un album conçu pour la nuit...





Vient ensuite le tour de Syd Matters qui doit son nom à l’illustre Syd Barret des Pink Floyd.

Syd Matters c’est de la pop exclusivement chantée en anglais c’est souvent mignon et en tout cas très délicat, que ce soit à travers les arpèges de guitare où les harmonies vocales. Le groupe est venu défendre son dernier (et très bon) album “Brotherocean” sorti en 2010. Mais les autres albums ne sont pas en reste, nous avons ainsi droit à la sublime “To all of you” extraite de “Someday we will foresee obstacles” paru en 2005.

Le son est impecc et si la plupart des titres sont lents et doux il y a quand même quelques passages plus pêchus qui démontrent qu’ils savent varier les styles.

Bref un bon concert de pop qui démontre qu’en France on est aussi capable de composer et interpréter de bonnes pop songs!!

France rocks!






mercredi 23 novembre 2011

Submarine



Je vais vous parler à la fois d’un livre (si si cela m’arrive de lire!), d’un film et de sa bande originale: Submarine.

Commençons par la B.O...

Elle constitue un petit Ep de 6 titres tous écrits, composés et interprétés par Alex Turner, tête pensante et chanteur des Arctic Monkeys, qui se lance donc ici en solo.

Que dire? Tout d’abord, ces 5 chansons (le premier morceau est juste l’intro de l’un d’eux) collent parfaitement aux images du film, et c’est bien ce que l’on demande d’une B.O.

Ensuite, ces titres, sont d’une facture classique, guitares, voix, la plupart du temps, mais ils sont extrêmement beaux et délicats.

Il faut dire qu’Alex Turner n’y a jamais aussi bien chanté! D’ailleurs sa voix chaude rappelle par moments celle du crooner anglais, lui aussi originaire de Sheffield, Richard Hawley. Ma préférée de cet Ep: “Glass in the park”, mais beaucoup lui préféreront “Piledriver Waltz” qui fut réinterprétée sur l’album des Arctic Monkeys “Suck it and see”.





Parlons du film maintenant. Réalisé par Richard Ayoade, il est sorti en 2010 sur les écrans britanniques et en 2011 en France. Il raconte l’histoire d’un adolescent gallois, Oliver Tate (formidablement interprété par Craig Roberts, qui ressemble étrangement à... Alex Turner). Ce film est centré sur ses états d’âme et ses questionnements, liés d’une part à sa petite amie Jordana Beva, (Yasmin Paige) et à ses parents dont il craint qu’ils ne se séparent. Autrement dit, il ne se passe pas grand chose dans ce film, mais son intérêt ne réside pas dans le scénario. Ce qui m’a plu dans ce film c’est son esthétique, sa lenteur et un aspect contemplatif. Il faut dire que la beauté des images et la B.O y sont pour beaucoup. Ensuite, ce film est truffé de références...on pense notamment à la Nouvelle Vague. Enfin, ce film est amusant, sans être hilarant, il n’est pas rare d’esquisser un sourire devant les personnages, notamment devant Paddy Considine qui joue le rôle d’une sorte de gourou mystique avec beaucoup de brio.

Enfin, ce film livre une vision assez réaliste des premiers émois adolescents: maladresse, romantisme, manque de confiance en soi.

Beaucoup d’entre nous sont passés par là et tout cela est assez bien restranscrit à l’écran, et cela sans jamais tomber dans la mièvrerie...en témoigne la fin du film.





Et pour terminer cette chronique, parlons un peu du livre. Vendu par la critique anglaise comme le nouvel “Attrape Coeur”, le livre est bon, agréable à lire mais pas exceptionnel et générationnel comme il a pu être décrit.

C’est un livre plaisant à lire, riche en vocabulaire (il faut bien maîtriser l’anglais) et parfait complément du film car il permet de faire gagner aux personnages d’avantage de profondeur. Il permet en outre de réaliser combien l’adaptation à l’écran a été réussie.

Bref si vous avez aimé la B.O, jetez-vous sur le film, et si vous avez aimé le film, plongez-vous dans le livre!

samedi 19 novembre 2011

La petite chronique du mois de Novembre

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé d'être dans le coup. Comprendre : de chroniquer un album qui vient juste de sortir. Je me dois de le faire parce qu'il s'agit du premier album d'une musicienne à laquelle je suis particulièrement attachée : Olivia Jean. Cette chronique est donc un billet spécialement consacré à son premier disque. (Je relègue les livres et les films à la prochaine chronique où tout redeviendra normal, rassurez-vous.)

Peu de choses sont sues sur la demoiselle, je ferai donc fi de toutes les rumeurs et de tout ce que je sais déjà pour m'en tenir à l'essentiel et officiel. Olivia Jean, donc, est une jeune femme originaire de Detroit, qui a un jour été remarquée par Jack White qui l'a signée sur son label Third Man Records. Depuis, les collaborations de Jean ne se comptent plus au sein de la petite entreprise – elle a joué sur les albums de Wanda Jackson, Karen Elson et plus récemment sur les singles de John C. Reilly.

Bref, enfin arrive l'album tant attendu, tant espéré, tant rêvé, tant promis...

The Black Belles. Par The Black Belles.

Soit un girls band garage mené par Olivia Jean, dont les membres ont la fâcheuse et réjouissante manie de se déguiser en sorcières tout de noir vêtues. Le groupe a été monté par Jack White, la chose est connue. « All songs written by Olivia Jean and the Black Belles », nous indique-t-on. Bon, tout va bien, White a apparemment décidé de laisser la belle Olivia et ses nouvelles copines dans une pièce pour les laisser composer comme elles en avaient envie, me dis-je avec bonheur.

Sauf que ce n'est pas le cas. Si le premier single des Black Belles, What Can I Do ?, était prometteur et laissait présager un album gothique et garage teinté de famille Addams, il n'en est rien sur leur premier effort. What Can I Do ? étant absent de l'album, ce sont donc onze nouveaux titres auxquels nous avons droit. Après une première écoute – « Ah oui, il est chouette, cet album, il met de sacrément bonne humeur ! » –, force est de constater que tout a déjà été entendu ou presque. Ceux qui connaissent les White Stripes et les Dead Weather n'auront aucune surprise en l'écoutant.

Shelby Lynne, Lil'Boo et Ruby Rogers sont d'excellentes musiciennes, évidemment. Et que dire d'Olivia Jean, plus que très douée à la guitare et dont la voix est déjà reconnaissable : expressive et rauque, très particulière et dont aurait tort de se priver.

J'avais écouté des extraits des anciens groupes d'Olivia Jean : Idée Fixe et surtout Swampy Bones, qui m'avait particulièrement plu. Un délire à la fois sombre et killsien qui donnait une idée du potentiel de la jeune fille. Et qui me faisait dire que son premier album serait une vraie réussite.

Seulement voilà : la présence de Jack White se fait sentir dans tout l'album – pas vraiment gothique, qui plus est, si l'on excepte les robes des demoiselles. A chaque seconde, derrière un riff de guitare ou un rythme de batterie. Si bien que l'on peut se demander où s'est arrêtée la liberté de composer d'Olivia Jean. White est omniprésent : il a d'ailleurs réalisé le premier clip des Black Belles et apparaît dans le prochain, Honky Tonk Horror.

L'album contient tout de même de très bons moments : The Wrong Door avec son côté Tarantino, Pushing Up Daisies, et surtout Not Tonight, qui se démarque clairement du reste de l'album. Une ballade nocturne douce, gouvernée par le synthé et le piano... Et j'imagine alors ce que l'album aurait pu être. Un disque formidable, gothique, pas révolutionnaire mais qui reste à l'esprit.

L'album des Black Belles est très sympathique mais s'oubliera malheureusement vite. Il ne reste qu'à espérer un second opus plus personnel, plus audacieux... en admettant que la création de White perdure indépendamment de son créateur.

En attendant, on peut toujours se consoler en regardant une énième fois le clip de What Can I Do ?.


That's all, folks ! See you soon, ladies and gentlemen.